CAPRICORNE

DU STUDIO

TEMPO : donné
ESPACE : cumulé
FLUX : matinal
POIDS : oublié
RELATION : codifiée

Un métronome sur 75 BPM.

LA DANSE COMMENCE

Se frotter les yeux, aller dans un « en place » et poser quelques instants le regard. Le buste se mobilise à l’avant, les épaules deviennent mouvement. Deux tours d’un sens, trois de l’autre jusqu’à tordre le corps pour montrer toute la surface de la partie droite du dos. Prendre quelques pas de côté, lâcher et revenir dans la position initiale. Battre le rythme des orteils et souffler d’agacement. Avancer le menton, marcher en cercle dans l’espace et reprendre une place. S’arrêter en posant la tranche du pied droit au sol, écartée de son opposé dont la jambe est pliée. Un « aller chercher » et le retour d’un « monter les épaules ». Engager un tour par la main gauche. Souffler encore. Refaire un tour, mais en l’emportant cette fois-ci en diagonale dans l’espace. Dans l’action les bras se lèvent et viennent entourer la tête. Sortir un petit « Aïe » avant la fin. Lâcher, se frotter les yeux et revenir à la position initiale. Décider maintenant de marcher dans l’espace en délimitant un carré, aller jusqu’au 3/4 de celui-ci et, poser la main en appui sur la forme devenue cube. Pousser quelques instants, rencontrer les différents niveaux en pliant ou non les genoux, en se mettant sur « demi-pointe » pour donner à ressentir à ces trois, haut, moyen et bas la sensation du poids qu’on leur donne. Choisir si la surface du cube est dure ou molle, et encore sa réaction à notre geste. M’induit-t-elle à chuter ? Lâcher et repartir dans l’espace, regarder l’heure et marmonner une liste de choses à faire. Penser que cette liste peut supporter la moindre de mes envies, le moindre de mes devoirs. Simultanément et à mesure du remplissage, s’installer dans une grande fente vers l’avant. S’importer peu du dépôt et croiser les bras. Lever les coudes en prise jusqu’au-dessus de soi, sortir un petit oui-oui du visage et un petit non-non. S’étirer complètement vers le ciel, laisser le ventre se dégager et les viscères se fondre dans l’abdomen détendu. Changer la jambe à l’avant. Amener les mains de part et d’autre de la taille, les coudes forment deux triangles, le plexus se gonfle. Souffler encore et re-changer la jambe à l’avant. Alterner maintenant les « re-changer » jusqu’à pousser les « re » au nombre de 75. Finir par quitter brusquement l’espace, comme lorsque dans une profonde concentration quelqu’un.e vient à nous surprendre.


L’ATTENTE

TEMPO : bord de mer
ESPACE : rectangle d'1m sur 30cm
FLUX : longiligne
POIDS : éprouvé
RELATION : mobile

Se percher sur le pied droit, jambe pliée. Genou gauche en contact avec l’autre, tibia parallèle au sol. Le haut du corps est libre, il aide à maintenir l’équilibre.

LA DANSE COMMENCE

La cheville gauche trace un cercle dans l’espace, garder le contact entre genoux. Le plié est accentué pour faciliter l’entrée des membres inférieurs dans une grande torsion. Le bassin se risque à tourner, le plexus se contrarie. Les bras se radicalisent en une ligne dans la continuité des épaules jusqu’aux paumes que l’on oriente alors vers le bas. Immobiliser la posture et profiter d’un infime flottement dans toute la surface de la colonne vertébrale. Viscères détendues, apporter sa présence au niveau de la pulpe du majeur gauche. Lui indiquer une légère suspension dans la préparation d’une vague qui traversera la totalité de la ligne jusqu’à s’échouer dans la pulpe opposée. Dans le temps de celle-ci, faire varier en saccades le continu iodé. Éviter de contracter les épaules et aborder, au plus, une attitude passive. Après l’acmé, amener la main gauche dans la main droite. Cette réunion devient point fixe pour la suite. Ré-engager la jambe gauche dans un circulaire en ajoutant, à mesure de l’inscription dans l’espace, un allongement total du genoux. Le mouvement ou le rond s’amenuise de plus en plus pour aider à l’étirement et devenir par la fin une simple intention, le gout d’un doux souvenir. Le pied gauche se pose au sol pour dés-engourdir la jambe porteuse. De légers picotements, de légères fourmis, un léger endolori annoncent un grand transfert du poids du corps pour aller au milieu et sortir progressivement de la position. Il est aussi possible de prendre quelques pas dans l’espace, une marche à l’attention des « doléant.e.s ».


EN SUCCESSION

TEMPO : étiré
ESPACE : parallélépipède
FLUX : trot
POIDS : affirmé
RELATION : direct, serrer la main

C’est une danse de cavité, entre les os. Aucune préparation particulière, capricorne est dans le présent et avance. Adapter chaque posture à sa propre respiration.

LA DANSE COMMENCE

  • Les genoux sont pliés, les coudes en appui sur les cuisses. Le buste est étiré à ‘l’horizontal, la tête est allongée dans la continuité. Les yeux regardent le sol. Les doigts sont joints et moulinent.
  • En appui sur la jambe gauche, pied face à la terre. Le genou gauche dessine un angle droit devant la hanche, son pied est comme posé sur une surface plane. Le buste est aligné avec le bassin. Les deux bras sont étirés, les abdominaux profonds se montrent au soleil. Les mains veulent un peu et sans plus, dépasser la tête qui elle est dans un petit oui, regard vers le soleil.
  • Flanc droit contre un mur, en appui sur la jambe droite. Le haut du corps est renversé pour permettre aux deux bras d’attraper la cheville droite. Le pied gauche est levé et montré au ciel. La tête est lâchée, dans l’appréciation de la posture.
  • Accroupie dans ses deux hanches, le ventre voudrait sans doute toucher les cuisses. Les bras sont en face pour garder l’équilibre. Le bras gauche soutient et poussent légèrement le bras droit en son coude. La Main droite est posée sur l’épaule gauche. Ne pas aller trop loin dans la torsion générée. Les yeux regardent curieusement l’enchevêtrement des bras.
  • Le corps est en en planche, la paume des mains repoussent le sol. Le ventre est galbé, garder la tête dans la continuité de la ligne. Le pied droit est crocheté au sol tandis que le pied gauche se réfugie dans la cheville droite et entraine sa jambe dans une flexion. N’hésitez à maintenir la posture, jusqu’à en poser le souffle.