EN 3D, Balance

TEMPO : mesuré

ESPACE : petit

FLUX : tranquille

POIDS : coussin à mémoire de forme

RELATION : propre

Commencer assis.e, présenter son trois-quarts à une face. Les mains l’une dans l’autre, doigts non croisés.

LA DANSE COMMENCE

Dégager les bras du tronc comme pour s’accouder sur le côté. Immobiliser et engager une poussée de l’appui des coudes sur l’air pour se redresser légèrement en gardant le regard posé sur l’horizon. Encourager alors les ischions dans leur mise sur leur pointe. Jouer d’avant-arrière avec le haut du corps pour masser le pli des hanches, l’insertion de la jambe. Enrichir le mouvement en ajoutant un petit non de la tête, ce gauche-droite se construit simultanément à l’avant-arrière. Maintenir les deux, maintenir les deux et, s’attarder sur la respiration. Penser particulièrement l’oesophage, longue colonne, tube, cylindre. Faire entrer et sortir l’air à son rythme. Dessiner mentalement le trajet de celui-ci. Et par le juste fait d’y penser, un haut-bas s’ajoute. Reconnaître la prouesse de combiner à la fois un avant-arrière ou arrière-avant d’ailleurs, un gauche-droite ou droite-gauche d’ailleurs et un haut-bas ou bas-haut d’ailleurs. Poursuivre en fermant puis ouvrant les yeux. Il est possible de dire que cette action est à la fois un bas-haut des paupières mais aussi un arrière-avant du globe oculaire et pourquoi pas, dépendant d’un vent, souffle ou autre, un gauche-droite des cils. Pareil pour l’omoplate, où dans ce temps, je considère un gauche-droite-droite-gauche combiné à l’avant-arrière-arrière-avant du tronc. Ne pas hésiter à prendre de courtes pauses puis continuer, par accumulation et contamination, de se laisser aller aux différents plans, sans pour autant leur donner le bénéfice d’un sagittal, transversal ou frontal. Garder en tête que, dans le plus simple geste d’un balancer, sous l’esprit tranquille de sa forme, le corps tout entier s’agence de précises combinaisons.