POUR CONCLURE, Scorpion

TEMPO : posé

ESPACE : interne

FLUX : étendu

POIDS : agile

RELATION : mécanique

Itinéraire entre espace et temps.

LA DANSE COMMENCE

S’il est question d’espace.

Pour l’avancée d’un corps en diagonale, pour le tracé d’un bras ou le dessin d’un pas. Dans des frontières souples et modulables, entre un plat et un autour, enveloppant, distant, défini. Un jeu entre dimensions que j’habite, que j’investis, que je parcours. Des idées de plans, un rectangle austère et lugubre qui devient par la force de l’esprit, de ce que j’y donne à voir, le plus beau des champs, le plus saturé des intérieurs. Cet espace et mon espace, cohabite entre une forme, une action ou encore un rituel que j’exécute en monnaie d’échange. Le corps, dans tout son espace propre et personnel, est au service de cet autre espace. Je ne lui ajoute des contraintes que pour essayer de définir au mieux, de m’emparer au plus, de ce tout autour porteur que l’on appelle si bien espace de la danse.

S’il est question de temps.

Je m’empresse de l’attraper, je tente de lui passer devant. Je le vois me filer entre les côtes jusqu’à le subir et lui donner raison dans la façon dont mon corps va se mouver. Je me laisse embarquer dans son gout, qu’il risque ou non, dans son compte, qu’il appelle ou non, et dans tout son temps qui fait qu’il est temps. J’y suggère une vitesse, un flux, et, comme pour un montage, j’agence pour rythmer dans la peur peut être d’ennuyer le public, mais surtout pour la sensation de maitrise de ce paramètre tantôt magnifique tantôt infernal. J’espère peut-être, dans le temps de ma danse, pauser ce qui ne se pause pas, retourner ce qui ne se retourne pas, avancer ce qui ne s’avance pas, ou simplement tenter de me déplacer entre les fuites de temps.