EN CONTINU, Balance

TEMPO : propre ou sale

ESPACE : triangle equilatéral

FLUX : battant

POIDS : parquet flottant

RELATION : modulaire

S’allonger sur le dos.

LA DANSE COMMENCE

Les yeux s’ouvrent et se ferment pendant toute la durée de la danse, ne pas aller jusqu’à soufrir d’une quelconque douleur. Se préparer à l’apparition de larmes. Le contenu de l’improvisation est dépendant du confortable de l’ostinato-paupières. Se laisser le plaisir de gouter à l’entièreté des actions de rapprochement et d’écartement, sentir les cils se joindrent, se confondrent, se soutenir et voir un trait se dessiner pour chaque pointe de chacun de ces poils au retour. Couvrir l’oeil pour lui donner forme d’intimité, le laisser apparaitre pour engager un ré-ajustement. Calculer l’intervalle entre l’entrée de la lumiere, la définition de contours, de formes et de couleurs de l’en face et le fondu au noir où l’empreinte de « ce qui s’est passé » nous permet de discerner, encore, quelques rayonnements, de quelques tâches que ce soit. Peut être apprécier attribuer une qualité à ces souvenirs d’un ancien concret. Ne pas briser le rythme. Définir en temps, en un temps, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, l’engagement du corps dans ce mouvement continu. Essayer de peser le poids de la coque de paupière sur la sphère et le soin de cette dite sphère sur son écrin orbite. S’autoriser à concevoir l’infime instant de vertige que peut éprouver la tête lorsque l’on effectue ce mouvement devenu si « naturel ». Lui en rappeler son sommeil de première heure, son réveil de première fois.