COMME ÇA, Bélier

TEMPO : instantané

ESPACE : 9 m2 minimum

FLUX : forestier

POIDS : quelques mots

RELATION : comique

Pour plusieurs interprètes, écriture en variations.

LA DANSE COMMENCE

Du dehors de l’espace, rejoindre le centre par des tours sur soi-même. Une main en « puit », cercle entre pouce et index. S’amuser du rythme, voir l’autour, glisser au sol. Les genoux sont libres, conseil. S’insérer progressivement dans un « pas bouger » avant départ, en formation proche d’une ligne l’un.e derrière l’autre.

Traverser respectivement : 1 – une montée des tranches des mains du ventre à la tête, jambe droite en l’air simultanée. 2 – Un pas de côté, un cercle des mains à l’avant, coude à l’aplomb des épaules, avant-bras en équerre comme pour attraper un cube en face. 3 – Un « puit » en contact avec le nombril, une résonance circulaire comme un bouchon à la surface de l’eau.

Arracher et rompre en tombé, parcourir toute la surface de l’espace à la manière d’un « Voiquéziou », un ensemble de mouvements quotidiens, de préférence en serrés de mains, gorgée de café, regard de longue-vue ou autre décollage de chewing-gum sous la semelle et essayage de chapeau. Des contrepoids en contrepoint, l’un.e ou l’autre des interprètes s’appuie sur un dos, relève d’une poignée, entoure un crâne, envoie valser et tape des mains, gros clap. La ligne des jambes se déforme, les viscères s’agitent, le tronc donne direction. Un, deux, trois pas en boule au sol, se laisser aller à l’arrière, un pouce pousse, il.elle passe entre. Enchainer les points de rencontres, héler si l’autre est loin, se remettre les cheveux et passer au travers d’une porte. S’embarquer à mélanger, écrire en instant-tiens une pause. Pourquoi les lunettes sont-elles par terre ? C’est minutieux. Chercher sur un ton léger des je.ux à étirer en balade. Dans l’action, finir par oublier la scène et habiter ensemble cette danse où l’on se sent libre de partir mais pour laquelle il nous importe de rester, comme ça.