CORRESPONDANCE, Poisson

TEMPO : tic-tac

ESPACE : vaste, trop grand

FLUX : curieux

POIDS : normal

RELATION : symétrique

Danse dans l’intention d’une longue attente. Prendre une valise ou tout autre objet roulant avec soi.

LA DANSE COMMENCE

Entrer dans l’espace d’un pas assuré. À mesure que la destination de l’arrivée se précise, trouver une patience au corps. S’assurer du confortable de la posture que je conseille au plus neutre. Malgré l’arrêt, activer les yeux comme dans l’envie de glaner quelques informations. Éprouver cette opposition jusque dans la sortie du fond de la gorge d’un long « R ». Reconnaitre l’agacement et l’attente de la situation. Poursuivre l’immobilité en se laissant traverser par les flux environnants, de l’autre vivant-animé au mort-inanimé, ne pas altérer les croisements, espérer des rencontres, témoigner des « au revoir ». L’un des pieds commence à taper le sol tandis que l’autre accueille le transfert du poids-voyageur. Alterner des regards dans toutes les directions. Les cervicales alors se délient et appellent le buste entier à suivre ces accents pétillants de trajectoires aléatoires. Soudain, une voix d’un timbre familier définit un prochain point dans l’espace. Trouver à sortir de la patience en prenant garde aux intervalles. Tirer derrière ou pousser devant soi l’interprète roulant. On invente, pour joindre les deux étapes dans l’espace, un déplacement continue dans l’assise du bassin et un goût pour les relais entre articulations. S’imaginer dédoubler sa présence pour apparaitre comme une horde en geste. Choisir un chiffre entre 1 et 12 et déployer cette fourchette sur une longue ligne que nous définissons comme un quai. Dans l’ascension, l’espace se vide des présences dédoublées. Lorsque moment de sortir est annoncé, jeter une fois les yeux vers le trajet parcouru, inspirer et soulever le corps dans un saut, chevilles et mains jointes. Bien penser à partir d’un généreux plié des genoux, deux pieds au sol pour éviter toute blessure.