À ADAPTER, Scorpion

TEMPO : apocalyptique

ESPACE : planétaire

FLUX : local

POIDS : au bord du gouffre

RELATION : coopérative

La réalisation de cette danse semble impossible si elle n’est pas adaptée. On visualise l’espace comme une sphère. Pour un accord commun, on imagine qu’à la surface de cette sphère, on y voit représentés tous les liquides et solides de la planète terre.

LA DANSE COMMENCE

Démarrer d’un point A, coudes au sol. Laisser la tête se gonfler à la pensée d’un point B. L’accès à ce point B doit nécessairement engendrer un saut exceptionel. Se renseigner sur l’état de contraction entre les deux omoplates. Lorsque la pensée du point B remplie totalement les creux du crâne, le corps est alors soulevé de manière linéaire sur 200 mètres de hauteur. Profiter et gouter particulièrement l’avant-quitter du sol, l’appui sur la pointe du pouce doit apporter une sensation originale et encore inconnue. Après les premiers 100 mètres, l’ascension est facilitée par un mouvement frénétique de croisements avant-arrière entre les deux jambes. Les pieds sont vides, le bassin ne doit pas montrer résonnence à l’intention des jambes. 30 mètres au dessus, les bras s’alignent aux épaules conduis par les poignets, les coudes sont relachés et dans un sensation de vertige. 5 mètres au dessus, les paumes des mains engagent des rotations, la pensée de la fin de l’ascension confère une détente des viscères. Aucun changement n’est à signaler pendant les 45 mètres suivants. Les derniers 20 mètres font tourner l’ensemble du corps sui lui même, le rythme connait quelques fluctuations, propres au désir de l’interprète. Sur le temps des 2 mètres avant 200, la position se décompose, le corps est entièrement investi dans un allongement sur le plan transversal. À l’arrivée… prendre quelques instants pour observer l’horizon, et pour conclure… ne pas aller jusqu’au point B mais revenir dans la position initiale dans l’espace du point A.