DE L’EMPREINTE, Cancer

TEMPO : andante

ESPACE : site de fouilles en constant glissement de terrain

FLUX : comme de l’eau qui sort de la bouche du mitigeur

POIDS : sans poids

RELATION : poreuse

Danse entre le centre et la périphérie.

LA DANSE COMMENCE

Cancer se promène dans l’espace de l’appartement. Des braises sont déposées en son centre. Trois grains de café concassés viennent ponctuer cette danse. Une brume glacé glisse sur la surface intermédiaire.

Cancer court à un danger épineux dans les bas reins, vu vulnérable. L’oreille interne se soulève d’une pente suivie d’une brève odeur de terre. Une brise en écharpe annonce la douceur de la tasse de thé de l’après-midi. Le bassin s’adapte aux modulations de terrain porté au dessus de la terre par la hanche droite. Apparition lointaine et fugace d’une tulipe périphérique n’ayant rien vu rien entendu. Une entêtante disparition de l’odeur du laurier. Lente traversée d’une ligne. Aération et ventilation des espaces.

Cancer marque ses territoires.

Il y a une inversion du manteau vers la fin de la danse qui se termine par une liberté et une confiance dans toute la longueur de la jambe.

Nous imaginons que cette danse est en silence, à l’écoute des bruits ambiants.