UN SIGNE POUR TOI, le recueil

Cher, chère,

UN SIGNE POUR TOI est pour moi, un moyen de pallier le manque d’une pratique libérée et continue de la danse. Une occasion de partager la richesse de la danse contemporaine et de se risquer à des dérives poétiques.

Il est un de mes fondamentaux que j’ai l’habitude d’introduire de la manière qui suit :

Il s’agit d’un recueil de danses sous le ciel des signes astrologiques.

Pour poursuivre sur :

Il se range par cycles de douze, dans l’ordre du zodiaque et se déploie sous la forme de témoignages, à la table.

Puis :

À la table d’abord parce que les danses sont écrites, composées, imagi- nées assis au bureau. À la table aussi, puisqu’elles se résument en courts textes qui permettent de les rencontrer entre des paramètres de temps, d’espace, de flux, de poids et de relations, des introductions sur fond de posture ou d’hommage. Et finalement, à la table surtout, parce que c’est de là qu’elles pourront le mieux être vues. Sur la table du petit déjeuner, la table du salon, haute ou basse, la table à langer pourquoi pas et la table à rester très longtemps, aussi longtemps qu’elle en deviendra table molle, branlante, sans un pied, table plate au sol.

Finalement :

Et quand cette table de tout son long se sera allongée, elle en deviendra une table à danser où tu pourras te mettre en mouvement et t’emparer de sa poétique…

J’en souhaite du bon temps,

Enzo Pauchet


FRAÎCHEMENT ARRIVÉE

LA LIGNE

Danse quelque peu différente, peut-être la seule qui ne répondra pas à des paramètres de flux, d'espace, de poids et de relation. Seule qui, ne sera pas introduite par une situation de départ et finalement seule, qui ne portera pas la phrase d'amorce : LA DANSE COMMENCE. Mince. 

Cette danse demande à accepter des niveaux de fluctuation qu’il est difficile de charger par des mots. Elle demande aussi, dans l’idée potentielle de l’accomplir, un degré technique d’une intensité tantôt violente, tantôt neutre et tantôt douce. Des allers-vers, dedans, dessus et au-delà qui se combinent et s’impatientent. On peut, et d’autres l’ont déjà fait, la schématiser en une ligne avec un début et une fin. Ligne sur laquelle on ajoute sous forme de bulles, symboles, signes, au choix, l’apparition d’évènements. Évènements dénués de toute « cause » ou « conséquence de », mais qui sont rangés, classés sous des titres qui, d’eux-mêmes, m’incitent à y attacher une « part affective de souvenir ». J’ai plusieurs fois remarqué une tendance à vouloir multiplier ses évènements, gorger la ligne, au risque de la faire se plier. Mais jamais je ne l’ai vu tordre, jamais, parce qu’il n’est sans doute pas possible de le faire ou parce que lorsque l’on charge trop, la ligne explose. Ne reste plus alors que les « parts affective de souvenir » qui, et dans une temporalité maintenant in-agencée et quasi hasardeuse, se rappellent à moi. Cette danse est à la fois dans l’instant d’avant, de maintenant, et d’après. En ombre, à apparaitre et disparaitre pour tout ce qu’elle contient de bon et de mauvais, encore que je ne suis pas sûr de connaitre le bon et le mauvais. Par moment, me paraissant lointaine, et d’autres, au plus proche jusqu’à m’envelopper et me faire garder en tête le plus beau de mes souvenirs d’enfance comme le plus intense des sentiments, la solitude. Cette danse, cette ligne affreusement complexe qu’on tend à vouloir constamment rallonger, comprendre, évaluer, tromper, piéger, ne devrait, selon moi, ne pouvoir s’éprouver justement que lorsque le rideau se lève et que la salle s’accorde dans le silence le plus vivant.


PREMIERS DESSINS


POUR LES FINS DE CYCLES

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